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Justice

  • [Billet d'opinion] Une solution aux problèmes irako-syriens.

    Si l'entièreté de la zone irako-syrienne semble souffrir d'une instabilité récurrente dû à des conflits éthnico-religieux, désormais alimentés par les affrontements (théoriques) entre forces OTANesques et forces russo-iraniennes, il existe une zone peuplée d'irrémédiables kurdes qui résistent encore et toujours à l'envahisseur.

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  • [Billet d'opinion] Police et armée - Suite d'une échelle

    L'ordre et le désordre. Ce sont les deux états qui, suivant une graduation, adviennent dans la vie de tout les jours. Les militaires usent depuis tout temps une échelle de conflit allant de "basse intensité" à "haute intensité". Je soutiens ici une chose assez simple : la police n'est que la suite basse d'une échelle à deux étages partagée entre ordre et conflit.

    L'armée agit dans une situation de chaos en essayant de ramener le curseur d'intensité vers un "ordre" relatif ou absolu. Dans l'autre sens, la police tente de maintenir ce curseur au plus bas, littéralement elle tente de maintenir l'ordre public. Les deux institutions le font souvent avec le concours de diverses instances souvent sous-estimées dans leur travail (polices spécialisées, services sociaux, instances politiques ou associatives, ONG, etc. ) et souvent, l'une comme l'autre manquent cruellement de transversalité. En revanche, l'armée par son ancienneté, dispose d'un corpus établi étoffé et désormais d'instances de supervisions, l'ONU notamment, qui veillent à ce que le chaos n'alimente pas le chaos.

    Il faut avouer que sur ces points la Police est très en retrait avec des organisations très changeantes en fonction des pays, des conduites opérationnelles assez peu définies et une sous-exploitation de sa potentialité. Néanmoins cela n'enlève rien au sujet d'aujourd'hui : la complémentarité des moyens.

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  • [Billet d'opinion] Sur la Police, la Loi et le rapport étatique

    De tout temps, la Police a toujours été confondue avec sa soeur Justice comme force devant appliquée la Loi. Si cela est parfois vrai dans certains pays, l'exercice de la Police et donc de la sécurité, se sert de la Loi comme référentiel répressif mais de la morale comme référentiel préventif.

    Pourtant, de nombreux maires préfèrent donner la sécurité comme affaire régalienne de l'Etat, en dépit même du fait que l'exercice de la Police se devrait être indépendant de la Justice, de l'Etat et de la population. La Police ne doit pas être un instrument au service de la vindicte populaire ou de l'oppression étatique, sans quoi elle ne peut posséder une quelconque crédibilité.

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  • [Billet d'opinion] L'hommage militaire aux 9 aviateurs décédés était-il nécessaire ?

    Loin de moi l'idée de réduire le courage de ces personnels décédés lors de l'accident aérien d'un F-16 en Espagne.

    Loin de moi l'idée de dire que cette cérémonie n'aurait jamais dû avoir lieu, car d'un point de vue social cet accident tragique arrive après les attentats de Charlie Hebdo, et l'impact sur la société en est forcément amplifié.

    Lors du dernier accident d'une telle envergure, un Twin Otter de la Force Multinationale et Observateurs au Sinaï s'était écrasé tuant 9 militaires, huit français et un canadien. Pourtant Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la défense (MINDEF) ne s'était contentée que d'un communiqué saluant "leur héroïsme" et celui de tous les soldats.

    Des exemples précédents

    De nombreux militaires de l'armée de l'air ont perdus la vie dans des accidents aériens, avant les années 90 un escadron disparaissait par an, soit près de 15 pilotes. Dans les années 70, bien pires en terme de sécurité aérienne, il pouvait y'avoir un milliers de morts dans l'aviation civile et militaire européenne en une seule année. 

    Un exemple flagrant : Sur les 95 Mirage III C rentrés au service dans les années 60, 55 ont été détruits ou accidentés, cela donne un taux d'attrition de 57,89%. En comparaison, sur les 315 Mirage 2000 entrés en service en 1984, "seuls" 40 ont été détruits, soit un taux d'attrition de 12%.

    Et il y'a bien entendu bien plus d'avions que les seuls avions de combats, il y'a aussi les hélicoptères, notamment de l'ALAT, qui ont certainement connus les accidents les plus mortels. Un AS332 Super Puma du DETALAT Gabon, s'écrasera en 2009, avec 10 personnes à son bord, il n'y en aura que deux survivants.

    Pour ce dernier accident, si Hervé Morin se déplaça au Gabon, Nicolas Sarkozy n'offrit qu'un communiqué témoignant sa sympathie envers les militaires de l'ALAT et du 13RDP.

    Fallait-il faire plus pour un accident aérien ?

    La question est donc la suivante : devrait-on rendre l'hommage aux Invalides la norme pour tous les accidents aériens ou simplement considérer que la violence morale de cet accident à un moment particulier de l'histoire française, est suffisant pour déclencher de tels honneurs ?

    Car il faut bien reconnaître ici que cet événement provoque une injustice majeure aux yeux des familles de victimes des morts pour la France et ceux des victimes d'accidents aériens au nom de l'état.

    C'est par exemple le cas des victimes décédées dans l'accident en 2009 d'un EC145 de la Sécurité Civile lors d'une urgence en Corse. Ces personnels navigants techniques d'Etat du ministère de l'Intérieur et l'équipage médical du SAMU, auraient-ils dû recevoir les mêmes honneurs que les 9 militaires de l'armée de l'air ?

    Cela prendrait d'autant plus de sens que ces derniers sont morts dans un accident dû à leur fonction, et pas lors d'un entraînement, mais ce serait admettre qu'il y'a donc bien une hiérarchie des décès.

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